MOHELI MATIN

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BPC : banque ou maison hantée ?

Plan de développement Mohéli
Quand le courant ne passe plus

À la Banque populaire des Comores (BPC), le courant ne passe plus… au sens propre comme au figuré. Depuis trois jours (lundi, mardi et mercredi) l’électricité a déserté les lieux, plongeant clients et agents dans une obscurité digne d’un film d’horreur, version administrative.


Ce qui fut autrefois la respectable Société nationale de poste et services financiers (SNPSF) ressemble aujourd’hui davantage à une maison hantée qu’à une institution bancaire. Couloirs sombres, bureaux silencieux, ordinateurs muets : le décor est planté. Les clients, eux, errent entre les guichets, formulaires à la main, le regard interrogateur, se demandant s’ils sont entrés dans une banque ou dans un musée du blackout.


Impossible d’effectuer la moindre opération. Pas de retrait, pas de dépôt, pas même un « revenez demain » convaincant. La raison ? L’électricité, indispensable à toute activité bancaire moderne, manque cruellement à l’appel. Selon des sources concordantes, pour « charger le courant », il faudrait un feu vert venu de Moroni. Problème : la gérante nationale observe un silence électrique, laissant la banque fonctionner… ou plutôt dysfonctionner, sous les yeux impuissants des administrateurs et des agents, réduits au rôle de figurants.


Pendant ce temps, les clients repartent bredouilles, parfois avec un sourire ironique, parfois avec une colère bien réelle. À la BPC, l’expression « panne sèche » semble avoir été élevée au rang de politique interne.


Et comme si cela ne suffisait pas, la cousine Poste, séparée de la SNPSF lors de la scission, ne se porte guère mieux. Depuis cette rupture administrative, rien ne va plus. À Mwali, quatre agents ,parmi les plus dynamiques ,ont été licenciés. Résultat : des locaux presque vides, une activité au ralenti et une ambiance qui rappelle davantage une boutique en faillite qu’un service public.


Ainsi va la BPC et sa cousine Poste : deux institutions publiques plongées dans le noir, cherchant encore l’interrupteur du bon sens. En attendant le retour du courant ,électrique et décisionnel , clients et agents n’ont plus qu’à prendre leur mal en patience… ou à venir avec une lampe torche. 

Riwad

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