Les
agents de l’Office national d’importation et de commercialisation du riz
(ONICOR) cumulent aujourd’hui sept mois d’arriérés de salaire, plongeant des
dizaines de familles dans une situation socio-économique de plus en plus
insoutenable. Malgré avoir encaissé, il y a plusieurs mois dejà, l’argent de leurs clients pour la vente du
riz, l’office n’a pas été en mesure de fournir le produit, révélant une crise
interne profonde qui menace l’une des entreprises publiques ,qui demeurait jadis, les plus stratégiques du pays.
Selon
plusieurs agents, la situation est devenue intenable. Pères et mères de famille
attendent chaque fin de mois un salaire qui ne vient jamais. Dans les bureaux
régionaux, les conditions de travail se sont dégradées au point de compromettre
le fonctionnement même de l’institution.
Faute
de paiement des factures d’eau et d’électricité, les machines sont à l’arrêt,
paralysant l’ensemble des opérations. Certains employés expliquent devoir « se
débrouiller pour satisfaire leurs besoins essentiels », tant les moyens de base
font défaut. L’ONICOR, autrefois considéré comme un pilier stratégique pour la
sécurité alimentaire, donne aujourd’hui l’image d’une structure à bout de
souffle.
Pourtant,
l’institution a connu des jours meilleurs. Ressuscitée sous la direction
d’Aladine Daroumi, elle parvenait à
soutenir financièrement l’Université des Comores et d’autres institutions
publiques. Mais après son départ, la gestion aurait été confiée à un
responsable présenté par certains employés comme « l’artisan du déclin », avant
que l’arrivée de Miroidi ne complète un cycle de décisions jugées
catastrophiques par le personnel.
Aujourd’hui,
les agents appellent les autorités à prendre la mesure de la crise. Ils
réclament non seulement le paiement immédiat de leurs salaires, mais aussi une
réforme urgente de la gestion de l’ONICOR, afin d’éviter l’effondrement total
de cet office vital pour le pays.
Riwad
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