Vingt-quatre ans après la disparition de Léopold Sédar Senghor, poète majeur, penseur de la Négritude et premier président du Sénégal, des jeunes reporters se mobilisent à Nioumachoi pour célébrer une mémoire vivante. Au Centre de Lecture et d’Animation Culturelle (CLAC), une visite de terrain a permis de préparer une semaine culturelle dédiée à l’homme d’État et à l’intellectuel, du 23 au 31 décembre 2025.
Le 20 décembre
2001, Léopold Sédar Senghor s’éteignait à Verson, en France, à l’âge de 95 ans.
Poète, écrivain, académicien, mais aussi premier président du Sénégal
indépendant (1960-1980), il laissait derrière lui une œuvre et une pensée qui
ont profondément marqué l’Afrique et le monde francophone. Père fondateur de la
Négritude, Senghor a œuvré toute sa vie pour la reconnaissance des cultures
africaines, le dialogue des civilisations et l’unité culturelle.
C’est en hommage
à cet héritage que des jeunes reporters ont visité, ce samedi 20 décembre 2025
à 16 heures, le CLAC de Nioumachoi. Cette rencontre avait pour objectif
d’élaborer et de coordonner un programme d’interventions médiatiques et
culturelles dans le cadre d’une semaine culturelle consacrée à Senghor, prévue
du 23 au 31 décembre. Ateliers, émissions, lectures publiques et productions
journalistiques sont annoncés pour faire rayonner la pensée senghorienne auprès
du grand public.
« C’est une
occasion, pour moi et pour les jeunes reporters, de mieux divulguer la culture
de notre pays à travers les médias, en mettant en lumière l’héritage que nous a
légué le leader de la Négritude », a témoigné l’un des participants. Pour ces
jeunes, revisiter le parcours de Senghor , de l’intellectuel engagé à l’homme d’État , revient à réaffirmer la
valeur de la culture comme socle du développement et de la cohésion.
L’animateur
référent du CLAC de Nioumachoi, M. Assane Nassoro Abdou, a salué l’initiative.
« Le chemin parcouru par Senghor, notamment sur la période de son action
politique jusqu’à sa disparition, illustre la valorisation de notre culture. Je
remercie ces jeunes pour leur courage et leur engagement », a-t-il déclaré.
À Nioumachoi, la
mémoire de Senghor n’est pas seulement commémorée : elle est transmise,
interrogée et réinventée par une jeunesse résolument tournée vers la culture et
l’avenir.
Riwad
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