Après un mois et une semaine de grève, ponctués de réunions marathon, de déclarations fermes et de négociations à rallonge, un nouvel accord — présenté comme « décisif » — a finalement été signé ce samedi 23 mai aux alentours de 21 heures entre le gouvernement et les représentants des enseignants. Encore un accord, diront certains observateurs habitués aux épisodes à répétition du feuilleton éducatif national.
Selon
les deux parties, ce compromis prendrait en compte l’ensemble des
revendications portées par les enseignants. Reste désormais à voir si cette
fois-ci, les engagements quitteront le papier pour atteindre réellement les
bulletins de salaire.
Concernant
la fameuse condition sine qua non posée par les grévistes pour reprendre le
chemin des salles de classe — à savoir le paiement d’au moins un avancement —
les discussions ont été particulièrement tendues. Après un débat qualifié de
houleux, un terrain d’entente a été trouvé : un avancement sera accordé avec un
effet administratif dès le mois de juin, tandis que l’effet pécuniaire, lui,
attendra patiemment le mois de septembre.
Autrement
dit, les enseignants auront d’abord droit à la reconnaissance sur les
documents, avant de la voir éventuellement dans leurs poches quelques mois plus
tard.
À
l’issue de la signature, le secrétaire général du syndicat a appelé l’ensemble
des enseignants des trois îles à reprendre les cours dès ce lundi 25 mai,
mettant ainsi fin à plusieurs semaines de paralysie du système éducatif.
Les
élèves, eux, retrouveront enfin le chemin de l’école… avec l’espoir que cette
reprise ne soit pas seulement une simple pause avant le prochain épisode des
négociations.
Riwad
Commentaires
0 commentaires