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Mohéli renforce son plaidoyer pour la protection des aires marines

Plan de développement Mohéli
Mohéli renforce son plaidoyer pour la protection des aires marines

Pendant trois jours, du 1ᵉʳ au 3 décembre 2025, le Foyer Kadafi de Mbatsé a accueilli une formation dédiée au plaidoyer en faveur des aires marines gérées localement (AMGL). Une initiative placée sous le projet RaSea ( Régénération des paysages marins ) qui ambitionne de renforcer la résilience des communautés côtières face aux impacts du changement climatique.

 

Clôturée le 3 décembre, cette session d’échanges a réuni un public large : praticiens des aires marines, acteurs communautaires, jeunes diplômés, responsables locaux et défenseurs de l’environnement. L’objectif : consolider les compétences techniques et pratiques nécessaires à l’établissement, la gestion et la consolidation des AMGL et des aires marines protégées (AMP).

Financé par Affaires mondiales Canada, le projet RaSea est mis en œuvre par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et Mission Inclusion, en partenariat avec le gouvernorat de Mohéli et le ministère comorien de l’Environnement et du Tourisme. Les Comores figurent parmi les cinq pays bénéficiaires du programme, aux côtés du Kenya, de Madagascar, de la Tanzanie et du Mozambique.

Selon Rakcha Mohamed, Vice-Présidente du réseau national AMGL, cette formation vise avant tout à « renforcer la résilience socio-économique des communautés côtières face aux changements climatiques ». Elle souligne que les échanges ont permis aux participants d’améliorer leurs connaissances sur la gestion communautaire des zones marines, mais aussi de découvrir des expériences qu’ils n’avaient jamais eu l’occasion d’explorer.

Un avis partagé par Zaïnaba Ali Ahamada, vice-présidente du réseau AMGL, qui insiste sur le caractère inclusif de la formation : « Il y avait de tout : des personnes expérimentées et d’autres non, des jeunes comme des aînés. Cette diversité a enrichi les échanges et permis une véritable transmission de savoir-faire. » Elle rappelle également que Mohéli demeure en avance sur Ngazidja et Ndzuwani en matière de promotion de l’environnement, ce qui justifie l’importance de renforcer les capacités locales pour consolider cette dynamique.

À travers ces trois jours d’apprentissage, les communautés de Mohéli ont ainsi posé un nouveau jalon dans la protection de leurs richesses marines. Une étape décisive pour la préservation durable des écosystèmes côtiers, au moment où les défis climatiques deviennent de plus en plus pressants.

Riwad

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