Réuni
ce 20 novembre 2025 à Nioumachioi, le Comité de gestion du Parc National de
Mohéli (PNM) a clôturé ses travaux après une journée d’échanges jugés «
fructueux ». Autorités, techniciens, représentants communautaires et
partenaires ont partagé diagnostics, défis et perspectives, dans un contexte
marqué par deux années sans réunion annuelle. Entre bilan des activités,
planification et mise en lumière du projet Diaspora, cette session marque une
nouvelle dynamique pour la gouvernance environnementale de l’île.
La
réunion du Comité de gestion du Parc National de Mohéli s’est achevée ce jeudi
20 novembre à Nioumachioi, sous la présidence d’Attoumani Kassimou, président
du Comité de gestion et du bureau exécutif du PNM. Dans son discours de
clôture, il a exprimé ses « sincères remerciements » aux participants pour leur
implication et leur disponibilité, tout en saluant la qualité des échanges
ayant marqué la session.
Au
cours des travaux, les participants ont examiné l’état d’avancement des
activités du parc, relevé les défis rencontrés et formulé des recommandations
considérées comme essentielles pour améliorer la mise en œuvre du plan
opérationnel. « Cette réunion est capitale pour la gouvernance du parc », a
rappelé Attoumani Kassimou, soulignant l’importance de renforcer la synergie
entre institutions, forces de l’ordre, instances judiciaires et communautés
locales impliquées dans la cogestion.
Le
président du Comité de gestion a également salué l’appui des partenaires
techniques et financiers, notamment ceux engagés dans l’organisation de la
session. Il a mis en lumière le Projet Diaspora, financé par l’AFD et mis en
œuvre par Expertise France. Ce dispositif vise à mobiliser les compétences de
la diaspora comorienne afin d’appuyer les institutions nationales, dont le PNM,
dans une démarche de transfert de compétences et de renforcement des capacités.
Dans
une interview accordée en marge de la réunion, Attoumani Kassimou a rappelé
l’objectif principal de cette journée : « faire un état des lieux des activités
réalisées, tirer les leçons et préparer les actions futures ». Il a insisté sur
la nécessité de garantir visibilité, traçabilité et transparence dans
l’utilisation des fonds alloués, notamment à travers le plan annuel
d’activités.
De son côté, Mohamed Mindhiri Tsira, gestionnaire de la Réserve de biosphère de Mohéli, a souligné l’importance particulière de cette session. « Cela fait deux ans que le parc n’a pas pu tenir une réunion de ce type. Les échanges ont permis d’aborder des sujets majeurs, comme le classement de Mohéli en réserve de biosphère ou encore la problématique de la gestion forestière de l’île », a-t-il déclaré.
La
séance s’est clôturée par un appel à renforcer la collaboration entre toutes
les parties prenantes, afin de garantir la préservation durable de la
biodiversité mohélienne.
Riwad
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