Aéroports secondaires /
𝘂𝗻𝗲 𝗿é𝗳𝗼𝗿𝗺𝗲 à 𝗿𝗲𝗽𝗲𝗻𝘀𝗲𝗿 𝗲𝗻 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗼𝗻𝗱𝗲𝘂𝗿
Les aéroports secondaires de Mohéli et d'Anjouan sont souvent perçus comme des infrastructures de second plan. C’est une erreur. Ils jouent un rôle essentiel dans la continuité territoriale, facilitent les déplacements à l’intérieur du pays et assurent des missions sensibles, notamment lors des déplacements officiels. En réalité, ils sont un maillon stratégique du fonctionnement de l’État.
𝑷𝒐𝒖𝒓𝒕𝒂𝒏𝒕, 𝒍𝒆𝒔 𝒅é𝒄𝒊𝒔𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒓𝒆𝒄𝒆𝒏𝒕𝒆𝒔 𝒍𝒆𝒔 𝒄𝒐𝒏𝒄𝒆𝒓𝒏𝒂𝒏𝒕 𝒊𝒏𝒕𝒆𝒓𝒓𝒐𝒈𝒆𝒏𝒕.
Les plans sociaux engagés apparaissent davantage comme des réponses approximatives que comme le fruit d’une vision structurée:
Premièrement, la question des aéroports secondaires a été traitée de manière isolée, en dehors de la privatisation de la principale plateforme aéroportuaire. Une telle fragmentation a nui à la cohérence des décisions.
Deuxièmement, le manque de clarté dans les procédures de licenciement suscite doutes et incompréhension. Pourtant le processus devrait reposer sur des règles transparentes et équitables.
Troisièmement, la gestion future de ces aéroports reste floue. L’absence de visibilité sur leur gouvernance constitue un facteur d’incertitude qui freine toute projection optimiste.
Mais ces difficultés ne sont pas nouvelles. Elles sont le résultat de choix accumulés sur plus de deux décennies, notamment des recrutements massifs sans lien avec les besoins réels. Progressivement, ces pratiques ont fragilisé les structures et réduit leur efficacité.
Les licenciements récents ne sont donc que la conséquence visible d’un déséquilibre plus profond. Le risque, aujourd’hui, est de les traiter sans un véritable plan tenant compte à la fois des besoins opérationnels et des préoccupations urgentes des travailleurs.
Plus largement, c’est l’absence d’une politique claire du transport aérien qui pose problème. Sans vision d’ensemble, les réformes restent partielles et peinent à produire des résultats tangibles.
.𝑰𝒍 𝒆𝒔𝒕 𝒕𝒆𝒎𝒑𝒔 𝒅𝒆 𝒄𝒉𝒂𝒏𝒈𝒆𝒓 𝒅𝒆 𝒎é𝒕𝒉𝒐𝒅𝒆
Les aéroports secondaires doivent être intégrés dans une stratégie nationale cohérente, avec une gouvernance clarifiée et une gestion des ressources humaines rigoureuse. À défaut, les mêmes erreurs risquent de se répéter, au détriment du développement harmonieux du secteur et de l’intérêt général.
FAB...
Commentaires
0 commentaires