Retrospectif de l'année 2025
Entre engagements environnementaux, avancées infrastructurelles, dynamiques sociales et faits institutionnels marquants, l’année 2025 a laissé une empreinte particulière à Mohéli. Cette suite de la rétrospective revient sur les temps forts qui ont façonné le quotidien des populations, de la protection de la nature aux projets structurants, en passant par la culture et la vie sociale.
L’année 2025 restera comme l’une des plus actives en matière de réflexion et d’actions autour de l’environnement aux Comores, et particulièrement à Mohéli. Jamais auparavant autant d’ateliers et de projets n’avaient été organisés dans les domaines de l’environnement marin, côtier et forestier, mais aussi de la santé. Du projet ReSea porté par l’UICN, axé sur les solutions fondées sur la nature, aux programmes soutenus par le Fonds mondial pour l’environnement (GEF) et le PNUD dans les six parcs nationaux, l’année a été rythmée par une succession d’initiatives structurantes. À cela se sont ajoutés les projets Ulanga Mali, REDD+, PAREO et AMEO, traduisant une volonté de renforcer la résilience environnementale du pays. L'entrepreunariat des jeunes et femmes a été également mis en avant.
Dans le prolongement des campagnes menées en 2024 contre les déchets plastiques qui était ,en réalité, un projet mort né, 2025 a vu l’organisation d’ateliers dédiés à la gestion des déchets biomédicaux et chimiques dangereux. Une évolution significative dans un contexte où les enjeux sanitaires et environnementaux sont étroitement liés.
L’année a toutefois débuté dans un contexte difficile, marqué par les impacts du cyclone Chido, avant que ne soit organisée la remise officielle des clés des logements reconstruits aux victimes du cyclone Kenneth, un moment fort de solidarité et de reconstruction.
Sur le plan des infrastructures, le projet de construction du port de Bangoma a franchi une étape décisive avec l’indemnisation des propriétaires de la carrière de Domoni. Cette carrière avait connu, en début d’année, un arrêt de son exploitation par arrêté ministériel, avant la reprise progressive du processus.
L’accès à l’eau potable a également figuré parmi les priorités, avec le lancement des projets d’adduction d’eau à Djoiezi puis à Nioumachoi. Dans le secteur agricole, l’ouverture officielle de l’ENFAD (École nationale de formation agricole et de développement rural) à Wanani marque un tournant dans la formation des jeunes et le développement rural.
L’année 2025 a aussi été riche sur le plan culturel et sportif. Le retour de l’artiste Zoubs Mars après un long séjour à La Réunion a été salué par ses fans. Par ailleurs, Mohéli a vu naître son premier studio d’enregistrement professionnel, grâce au label Watwania de Cheik MC. Dans le cadre du projet national « Une nation, mille danses », l’association AJDCI du quartier Islamique de Fomboni a été sacrée championne lors du concours culturel organisé à Domoni, Anjouan, tandis que l’équipe de volley-ball de Nioumachoi s’est distinguée en remportant un troisième titre consécutif.
Sur le plan social et institutionnel, la mise en place de comités villageois de veille dans plusieurs localités de Mohéli a marqué un pas important vers la prévention et la cohésion sociale. Le changement de l’heure de la prière du vendredi, passée de 12h à 13h, a également suscité de nombreux débats au sein de la communauté.
Enfin, le renforcement du système judiciaire s’est concrétisé avec la prestation de serment de sept nouveaux greffiers, suivie de celle de six magistrats au tribunal de Fomboni. À Bonovo, les autorités locales ont mis l’accent sur la relance agricole avec la première récolte de patates douces au CRDE de Nioumachoi, symbole d’un retour progressif à la production locale. Le lancement des projets de microfinancement appuyé financièrement par le PNUD a clôturé l'année.
Une année dense, marquée par des défis, mais aussi par des avancées notables, qui aura profondément façonné le visage de Mohéli en 2025.
Riwad
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