Le
Ministère de l’intérieur en collaboration avec les autorités de Mohéli ont
lancé ce lundi une nouvelle étape des
consultations insulaires consacrées à la gouvernance locale. Une démarche qui
vise à dresser un diagnostic précis des collectivités, harmoniser l’action des
institutions et tracer une feuille de route pour un développement durable et
inclusif.
Les
consultations insulaires des maires de Mohéli ont été officiellement lancées
après l’étape d’Anjouan, marquant une avancée majeure dans le processus de
renforcement de la gouvernance locale. Dans son discours d’ouverture, le
secrétaire général du gouvernorat, Mouayad Saïd Ali, a insisté sur la nécessité
d’un « travail de vérité, de concertation et de cohérence » afin d’établir des
collectivités locales solides, transparentes et véritablement inclusives.
Selon
lui, ces rencontres doivent permettre d’identifier les défis, les faiblesses
mais aussi les atouts de chaque commune. Il a notamment mis en avant le
potentiel économique de Mwali : une agriculture capable de nourrir les familles
tout en devenant un moteur de croissance, une pêche essentielle aux communautés
littorales, un tourisme à forte valeur culturelle et environnementale, ainsi
que des infrastructures stratégiques pour désenclaver l’île.
Le
secrétaire général a également exprimé la gratitude de Mwali envers le
président Azali Assoumani, son gouvernement, le PNUD et l’Union européenne,
dont l’appui technique et financier contribue à renforcer les institutions
locales. Il a salué la présence de la délégation du ministère de l’Intérieur,
conduite par Mohamed Ahmed Assoumani, preuve de la volonté nationale de
consolider coordination et cohésion institutionnelle. « Ensemble, faisons de
Mwali un modèle de gouvernance locale où transparence et innovation ouvrent la
voie à un développement durable », a-t-il déclaré.
De
son côté, Mohamed El-had Abbas, conseiller technique du ministre de
l’Intérieur, a rappelé que ces consultations, entamées en juin, visent à
recueillir des informations essentielles sur le fonctionnement des
collectivités locales. Il s’agit d’analyser la coordination entre gouvernorat,
préfectures et communes, d’évaluer les moyens financiers, la gestion des
ressources humaines et les obstacles rencontrés sur le terrain. Les experts
accompagneront ce processus pour formuler des recommandations concrètes et
élaborer une feuille de route fondée sur les textes existants, notamment le
Code de l’urbanisme et la loi sur la décentralisation.
Enfin,
dans son intervention, Mohamed El-had a souligné l’importance de répertorier «
les maux qui rongent le pays » et d’impliquer pleinement les élus communaux
pour bâtir une administration efficace, clarifier les compétences et améliorer
les services publics. Il a conclu en remerciant le chef de l’État et le PNUD
pour leur accompagnement, avant d’appeler à une gouvernance locale « effective
et inclusive ».
Riwad
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