Cette
rétrospective ouvre une série consacrée aux faits marquants de l’année 2025 à Mohéli.
Pour cette première partie, le regard se porte sur le volet social,
profondément éprouvé par une succession de drames : violences faites aux femmes
et aux enfants, morts suspectes, naufrages et dysfonctionnements
institutionnels. Une chronique douloureuse qui appelle des réponses durables.
D’autres volets suivront.
L’année
2025 restera, sur le plan social, comme une période lourde de tragédies.
Incestes, violences conjugales, viols, décès inexpliqués et accidents mortels
ont rythmé l’actualité, révélant des fractures persistantes au sein de la
société.
Le
16 février, la découverte macabre du corps de la jeune Asmaîda à Ouallah a
bouleversé l’opinion. Quelques jours plus tard, le 22 février, une mère de cinq
enfants perdait ses deux jumeaux, victimes de violences conjugales. Dans la
même période, un jeune de 17 ans était retrouvé mort dans un champ entre Wanani
et Ziroudani, dans des circonstances troublantes.
Le
mois de mars a été marqué par un drame évité de justesse : un nouveau-né
découvert dans une fosse de toilettes à Bangoma a survécu. La mère, auteure
présumée, a été placée à la maison d’arrêt de Badjo. En juillet, un autre choc
secouait Siri Ziroudani : une fillette de 13 ans, enceinte à la suite d’un
inceste, l’auteur étant son oncle paternel. Si ce dernier a été appréhendé,
l’affaire a mis en lumière des complicités familiales, l’auteur ayant été
exfiltré vers Ngazidja avant d’être finalement interpellé.
Parmi
les faits marquants figure aussi la disparition de Django, chauffeur de taxi.
Agressé à Ntakoudja, où il s’était marié, il a été porté disparu près d’une
semaine, retrouvé affaibli par la faim, puis à nouveau introuvable avant d’être
finalement retrouvé. Sa mère, résidant à Dar es-Salaam, avait perdu
tout espoir.
À
Beyrouth, quartier de Fomboni, un homme connu sous le pseudonyme de Chauffera a
été retrouvé mort dans une fosse septique. Des suspects ont été interpellés. À
Sambia, un sexagénaire, ancien agent de la SONELEC, a été découvert mort au
pied d’un grand arbre, une échelle à proximité, laissant penser à un accident
alors qu’il cherchait des feuilles pour ses animaux.
D’autres
drames ont endeuillé l’année : une jeune fille de Mwali est décédée avec son
bébé à Sadampoini (Anjouan) après une tentative d’avortement clandestin ; le
naufrage d’une vedette assurant la liaison Hoani–Uropveni au large de Mwali a
coûté la vie à deux enfants ; une ressortissante américaine a échappé de peu à
un viol sur l’axe Wanani–Mlabanda, dans la région de Djando.
L’année
s’est achevée sur l’affaire Akbarou Issoufa, décédé au CHRI de Hombo après sept
mois de détention à la prison de Koki (Anjouan). Sa famille évoque des
maltraitances et la non-reconnaissance d’une pathologie grave par les autorités
judiciaires.
Cette
première partie de la rétrospective 2025 dresse un constat sévère : l’urgence
de renforcer la prévention, la protection des plus vulnérables et la réponse
judiciaire. Les prochains volets reviendront sur d’autres secteurs clés qui ont
marqué l’année.
Riwad
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