Une
ressortissante américaine en séjour à Mohéli a été victime, dimanche en début
de soirée, d’une tentative d’agression sexuelle sur la route reliant Wanani à
Mlabanda. Grâce à son sang-froid et à l’intervention rapide des habitants,
l’adolescence du suspect n’a pas empêché son arrestation immédiate. L’affaire
choque la population, alors que les Comores vient de célébrer la Journée
internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.
Une
jeune femme américaine a échappé de peu à une tentative de viol, dimanche en
début de soirée, sur l’axe Wanani–Mlabanda, à Mohéli. La victime, qui
effectuait son footing quotidien, a été violemment prise pour cible par un
adolescent de 16 ans, originaire du quartier Bamako à Wanani.
Selon
des sources proches de l’enquête, le jeune agresseur présumé a été identifié
comme Samioun Oudjidane, élève en classe de 4ème au collège de
Wanani. Il aurait surgi derrière la joggeuse avant de tenter de la maîtriser.
Surprise mais déterminée, la jeune femme a réussi à se défendre, repoussant son
assaillant avant de se précipiter vers Mlabanda pour appeler à l’aide.
Alertés,
plusieurs habitants du village voisin ont immédiatement reconnu le jeune
suspect et l’ont appréhendé. Leur intervention rapide a permis d’éviter un
drame.
Face
aux enquêteurs, l’adolescent aurait reconnu les faits sans détour :« Je l’ai
vue faire du sport. Elle s’est arrêtée un moment, peut-être pour changer de
musique. Elle m’a plu, alors j’ai décidé de la violer », aurait-il déclaré. Il
poursuit : « Je n’ai pas pu. J’ai continué mon chemin vers Mlabanda. C’est là
qu’un groupe de personnes est venu m’attraper. »
Après
l’agression, la victime , qui réside temporairement à Wanani, dans un quartier voisin que son agresseur , a rebroussé chemin pour alerter des habitants de
Mlabanda, confirmant ainsi la chronologie des faits rapportée par les témoins.
Au
moment où nous mettons sous presse, le suspect est placé en garde à vue au
commissariat de police à Fomboni. Compte
tenu de la nature des faits, il « risque de lourdes poursuites », indiquent des
sources sécuritaires.
Cette
affaire suscite une vive émotion à Mohéli. Elle intervient à quelques jours de
la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des
femmes et des filles, célébrée sous le mot d’ordre « Tolérance zéro ». Un
slogan qui résonne douloureusement après cette agression qui rappelle l’urgence
de renforcer la protection des femmes face aux violences sexuelles.
Riwad
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